date de la réponse: 13.11.2024
En droit français, le contrat naît du consentement réciproque, sans formalisme imposé, sauf exceptions (immobilier, etc.). Des e-mails successifs peuvent suffire si l’accord sur les points essentiels (objet, prix, parties) est clair. Les tribunaux reconnaissent la validité dès lors qu’il y a preuve d’un “oui” définitif. Néanmoins, la multiplicité des mails peut créer des ambiguïtés. Il est prudent d’émettre un document final récapitulatif. À défaut, l’ensemble des échanges, plus l’exécution (paiement, livraison), peuvent démontrer l’existence du contrat. En cas de contestation, un huissier peut faire un constat e-mail pour attester l’ordre chronologique et le contenu. L’absence de signature manuscrite n’empêche pas la conclusion.